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L’audace, vue par Bertrand Duchaufour (parfumeur)

Il est parfois difficile de saisir l’audace. Les artistes l’expriment souvent, les entrepreneurs la recherchent. Bertrand Duchaufour, parfumeur reconnu et singulier livre sa vision de l’audace et son parfum. Une source d’inspiration qui peut être aisément transposée à d’autres candidats à l’innovation.

 

Comment définiriez-vous l’audace en parfumerie ?

C’est avant tout une affaire de clients, et de briefs (cahier des charges) ! L’audace d’un client revient à oser un parfum avec des ingrédients nobles et une distinction olfactive marquée. Je dis bien « oser » car c’est un vrai pari : la marque prend le risque de surprendre les consommateurs, avec à la clé un résultat brillant, ou pas. Aujourd’hui, face à ce risque, la majorité des marques demandent des jus qui plairont au plus grand nombre. Du coup, les parfums sont plus communs.

Comment créer un parfum audacieux ?

Selon moi, l’audace repose sur 2 critères : la sélection des ingrédients et la qualité des accords. Sur ces deux points, on peut être réellement innovant. A propos des ingrédients, il s’agit de choisir des matières premières méconnues ou très peu utilisées et les mettre en valeur dans des parfums. Par exemple, dans les matières premières naturelles, je citerai le calamus, une racine qui dégage une odeur de plante aquatique, de cuir d’anguille avec un côté « gâteau qui sort du four ». Et aussi le costus, qui dégage une odeur de graisse animale, entre la laine du mouton et le poil de chien mouillé, très sensuel au final.
L’autre pan de la créativité peut revenir à surdoser des matières premières en créant des accords surprenants.

Quels parfums vous ont surpris par leur audace ?

Fahrenheit, et puis aussi Angel en leur temps. Plus récemment, laissez-moi réfléchir…

 

Bertrand Duchaufour, parfumeur au sein de la société de création TechnicoFlor, s’engage comme toute l’entreprise à créer des parfums aussi innovants que respectueux de l’environnement et des hommes avec une contribution significative pour la recherche contre les pesticides ou le commerce équitable.

«Faire vivre l’éthique de notre ADN»

Si le monde de la parfumerie est plutôt secret, certaines Maisons n’hésitent pas à bousculer les codes. C’est notamment le cas de Technico Flor, qui nous livre à l’occasion de l’atelier « Parfum et commerce équitable », un premier volet de son expérience équitable via le témoignage de François-Patrick Sabater, PDG de l’entreprise.

Quel cheminement vous a amené au commerce équitable ?

Depuis 30 ans, Technico Flor doit s’imposer face à des maisons « historiques ». Notre développement s’est donc construit grâce à l’innovation. Nous étions parmi les premiers à imaginer des parfums naturels ainsi que des parfums écolabels avec en toile de fond une sensibilité pour la préservation de l’environnement. Il y a 2 ans, ma curiosité s’est portée sur l’origine de nombreuses matières premières issues des pays du Sud : c’est le début de mon éveil au commerce équitable. Cette prise de conscience a été, je dois le reconnaitre, portée également par l’intérêt de certains clients. J’y vois à présent une voie pour cultiver l’éthique de notre entreprise

Que retenez-vous de votre implication dans cette aventure « équitable » ?

D’abord que ce n’est pas si simple, notamment dans le secteur de la parfumerie où il faut près d’une centaine d’ingrédients pour composer des parfums créatifs ! C’est un sujet qui impose un engagement dans la durée : il faut se former aux spécificités du concept puis ensuite les mettre en œuvre. Mais à la clé, c’est une aventure passionnante qui permet de fédérer les collaborateurs autour d’un projet porteur de valeurs fortes tout en offrant à nos clients des parfums de grande qualité avec un supplément d’âme. Tout le monde est gagnant.

Quelles sont les spécificités de votre démarche ?

Nous avons voulu ancrer l’éthique dans la culture d’entreprise. Les collaborateurs impliqués dans la création d’un parfum, des achats à la commercialisation en passant par les parfumeurs, ont été formés au concept. Cette volonté de faire partager ces valeurs dépasse notre entreprise puisque nous soutenons l’organisation de tables rondes sur le commerce équitable en cosmétique, dont la première a eu lieu à Marseille le 13 mai dernier. Par ailleurs, nous ne ménageons pas nos efforts pour trouver des ingrédients issus du commerce équitable afin de les intégrer dans tous nos parfums, et pas uniquement dans la gamme NatFair, dédiée à «l’équitable ». Nous tendons donc vers une politique d’achats responsables.

Pour en savoir plus sur Technico Flor : www.technicoflor.fr

Voir un benchmark sur les cosmétiques et le commerce équitable sur Slideshare : apidae_fr.

Crédit Photo : Technico Flor

« La cohérence avant tout »

Marque historiquement engagée dans le commerce équitable (depuis 2003), terre d’Oc poursuit sont développement en France et à l’étranger. Première rencontre avec Valérie Roubaud, PDG de terre d’Oc, à l’occasion de l’atelier Parfum et commerce équitable en mai 2012.

Pourquoi terre d’Oc s’est engagé dans le commerce équitable ?

Les cosmétiques permettent au consommateur de se sentir mieux, mais pas aux dépens de ceux qui les produisent ! s’engager dans le commerce équitable est d’abord une question de cohérence. Les ingrédients que nous utilisons doivent être produits dans des conditions de travail qui offrent une vie décente. Ce qui est vrai pour la production dans les pays pauvres l’est également chez nous : c’est pourquoi nous sommes engagés dans une démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Cette philosophie nous anime et nous pousse à faire toujours mieux. Ces valeurs donnent du relief à nos produits et sont appréciées de nos clients.

Quels sont les témoins de votre engagement ?

D’une part, terre d’Oc soutient plusieurs filières équitables : encens et rotin au Vietnam, argan au Maroc, karité au Burkina Faso. Je suis personnellement impliquée sur ces filières et je travaille avec des ONG qui accompagnent les producteurs sur le terrain.
D’autre part, nous sélectionnons avec beaucoup de soin nos fournisseurs afin qu’ils s’inscrivent également dans une démarche durable. Là encore, c’est une question de cohérence.

Quelle contribution apportent les consommateurs en achetant vos produits?

Je peux vous citer 3 exemples d’actions très concrètes :
– la couverture de soins pour l’ensemble des travailleurs sur les projets encens, rotin, bambou et couture (Vietnam) ;
– la plantation d’arbres pour contribuer à la préservation des forêts et à lutte contre le réchauffement climatique ;
– plus anecdotique mais très révélateur des besoins simples des populations des pays pauvres, nous avons acheté des bottes en caoutchouc pour protéger les producteurs des morsures de serpents.

En savoir plus sur terre d’Oc : voir www.terredoc.com et consulter l’actualité, les reportages et les coups de cœur de Valérie Roubaud sur le blog : terredocblog.com

Voir la presentation de terre d’Oc sur Slideshare : apidae_fr.

Crédit Photo : terre d’Oc

« L’indispensable couple qualité / éthique »

La production d’ingrédients de qualité est une priorité pour Golgemma, acteur actif dans le négoce et la production d’huiles essentielles bio et équitables. Echange avec son volubile et passionné Directeur Général, Patrick Collin, à l’occasion de l’atelier Parfum et commerce équitable de mai 2012.

Quelle est l’origine de votre passion pour le bio et l’équitable ?

En venant du monde de la pharmacie, je suis très attaché à la santé et donc particulièrement attentif aux effets des ingrédients sur le corps humain. A partir de là, j’en suis rapidement arrivé à la conclusion que l’agriculture biologique était un premier niveau d’exigence indispensable pour assurer aux consommateurs des produits sains. Et très vite, en observant les agriculteurs, leurs méthodes de travail et mode de vie, il semblait évident qu’il fallait les aider à développer des compétences pour qu’ils puissent fournir des produits de qualité et s’assurer un revenu durable. C’est le début de ma passion pour le commerce équitable.

Quelles sont vos priorités en matière de commerce équitable ?

L’autonomie durable des petits producteurs est ma priorité. Pour y parvenir, il faut concilier la production d’ingrédients de qualité (condition sine qua non pour être vendus) et la vie communautaire du village. A titre d’exemple, dans les pays pauvres, j’arbitre toujours pour maintenir un équilibre entre la production de matières premières avec une agriculture vivrière. L’autonomie alimentaire des villageois ne doit pas être dépendante des fluctuations des prix des matières premières.

En tant que passionné, avez-vous un « coup de cœur » ?

Nous travaillons avec de nombreux pays (Afrique du Sud , Brésil, Paraguay, Guatemala, Canada – Inde, Vietnam, Maroc, Egypte), mais nous avons lancé un programme ambitieux sur Madagascar. Nous soutenons deux communautés locales pour la production d’huiles essentielles bio qui sont également certifiées ESR (Equitable Solidaire Responsable) par Ecocert. Nous soutenons plus de 500 familles et les aidons sur une voie de développement durable.

Pour en savoir plus : www.golgemma.com

Voir la presentation de Golgemma sur Slideshare : apidae_fr.

Crédit Photo : Golgemma

« Aider à grandir »

Interview de Bruno Destoumieux, Directeur Général d’Astier Demarest, à l’occasion de l’atelier Parfum et commerce équitable de mai 2012.

Pourquoi Astier Demarest s’engage-t-elle dans le commerce équitable ?

Notre société a toujours privilégié un sourcing à l’origine et des échanges transparents. C’est notre métier de courtier.
Au fil des années, nous avons établi des liens de partenariat avec nos fournisseurs (Shedan en Tunisie, Afreco en Côte d’Ivoire, Agri Supply en Haïti…) dans les pays défavorisés du Sud en particulier.
Depuis 2009, avec notre gamme biologique, nous avons aussi souhaité proposer des produits plus respectueux de l’environnement.
C’est ce lien tissé avec les hommes et leur environnement qui nous conduit naturellement à nous engager pour le commerce équitable, en apportant notre contribution au développement des communautés.

Quelles sont vos principales actions dans ce domaine (filières, projets) ?

Notre projet le plus abouti est notre partenariat avec Agri Supply en Haïti qui vient d’obtenir pour l’huile essentielle de vétiver Haïti biologique une certification ESR Ecocert. Notre propre certification est en cours sur ce produit, qui est  historique pour notre entreprise.
Nous soutenons également une filière au Népal pour la production de plantes aromatiques et  d’huiles essentielles, qui est un facteur très important de développement pour ce pays.
Bien sûr, nous travaillons aussi avec des producteurs qui sont engagés dans cette démarche, sans  avoir de certification officielle. C’est le cas des coopératives au Brésil sur les citrus ou au Guatemala pour la cardamome.

Les spécificités liées à votre engagement ?

Notre rôle est vraiment d’aider ces filières à grandir, en amont par notre assistance technique, par nos conseils pour orienter la production, améliorer la qualité des produits, et en aval par nos  actions de promotion et de communication sur le marché européen.

Pour en savoir plus sur Astier Demarest : www.astierdemarest.com

 

 

Crédit Photo : Astier Demarest

« Offrir une garantie aux consommateurs »

Les acteurs de filières ont recours aux organismes de certification pour les aider à contrôler localement les actions mises en œuvre mais aussi pour s’assurer que chaque maillon joue le jeu de l’éthique. Au final, le consommateur jouira d’une garantie supplémentaire quant à la traçabilité de son produit. Ecocert est un organisme reconnu sur le secteur des cosmétiques, notamment grâce à son implication pour l’agriculture biologique. Dans la suite logique, un label a été créé pour valoriser les produits intégrant des ingrédients bio issus du commerce équitable, le label ESR (Equitable, Solidaire, Responsable). Jérôme Vaquier, auditeur ESR pour Ecocert, revient sur les éléments clés du label.

Pourquoi créer un nouveau label ?

Ecocert répond à trois attentes légitimes :
– celle des opérateurs (producteurs) qui souhaitent valoriser leur expertise et leur différenciation. Le contrôle par une tierce partie indépendante est indispensable pour valider un audit.
– celle des consommateurs, qui dans le maquis des allégations communiquées par les marques, ont besoin de repères facilement identifiables,
– et enfin, sans faire de langue de bois, celle de notre entreprise qui souhaite poursuivre son développement sur le contrôle et la labellisation de produits aux vertus environnementales et sociales (sourire).

Quelles sont les priorités de l’ESR ?

Tout d’abord, nous attachons de l’importance au développement économique des petits producteurs des pays du Sud : la qualité du partenariat commercial entre les producteurs et le premier acheteur est donc fondamentale. Ensuite, la pérennité des échanges est un témoin d’un engagement solide, condition indispensable à tout développement (NDLR : une entreprise dans le cadre de l’ESR contractualise pour une durée de 3 ans minimum). Enfin, la transparence permet d’accroître la sensibilisation des consommateurs, sur qui repose en grande partie le succès de la démarche.

Pour en savoir plus : www.ecocert.com

 

Crédit Photo : Ecocert

Maintenir l’emploi local, avec Bio Solidaire

Association de loi 1901 fondée en 2002, BIO PARTENAIRE, réunit des Petites et Moyennes Entreprises désireuses de promouvoir des modes de production et de commercialisation basés sur le respect des critères environnementaux et qualitatifs de l’agriculture biologique et des principes du commerce équitable et solidaire.

Créée autour de la marque BIO EQUITABLE régissant les échanges Nord/Sud, l’association a entamé à partir de 2007 une réflexion autour de la relocalisation de l’économie au nord.

12 filières françaises sont actuellement reconnues selon le référentiel BIO SOLIDAIRE pour les partenariats de proximité développés entre transformateurs et producteurs.

Pour en savoir plus sur Bio Partenaire : www.biopartenaire.com

Crédit Photo : récolte de  lavande traditionnelle : SICABIOPLANTE

Marier créativité et commerce équitable

Bertrand Duchaufour est un parfumeur engagé : il nourrit ses créations de ses périples à travers le monde, notamment auprès des petits producteurs du Sud. Rencontre avec un personnage créatif qui garde la tête sur les épaules, à l’occasion de l’atelier Parfums et Commerce équitable, en mai 2012.

Pourquoi portez-vous un intérêt pour le commerce équitable ?

Je suis persuadé qu’en choisissant des ingrédients issus du commerce équitable, on peut aider de manière significative des populations qui ne sont pas forcément en souffrance mais qui demeurent exploitées par des intermédiaires que nous ne maîtrisons pas. Bien sûr, nous n’allons pas transformer le monde, mais avec peu d’efforts, à savoir en prenant la peine de s’intéresser aux conditions des producteurs, on obtient des premiers résultats. C’est notre pierre à l’édifice et nous entraînons d’autres partenaires à s’associer à cette démarche. Et cela, sans perturber la qualité de notre travail.

Justement, y-a-t-il des différences pour formuler avec des ingrédients équitables ?

Très peu. A vrai dire, les matières premières équitables sont comme les autres, il y en a de bonne qualité, des plus banales, des chères et des abordables. Globalement, le budget alloué aux huiles essentielles équitables est supérieur d’environ 5% à celui dédié aux matières premières « traditionnelles ». Nous montrerons lors de l’atelier du 11 mai que les parfums équitables sont finalement à des prix équivalents à des parfums conventionnels.

Quels sont les atouts des parfums « équitables » ?

On peut travailler efficacement avec des ingrédients équitables sans modifier la qualité et le prix : on a donc de très beaux produits finis qui ont une dimension responsable supplémentaire. Bien sûr, cette possibilité est liée aux briefs : si la contrainte de prix offre la possibilité de proposer un parfum qui possède le plus d’ingrédients naturels, alors autant travailler avec des ingrédients équitables.

Quels sont les enjeux pour développer des parfums responsables ?

J’en vois au moins un : la recherche constante d’huiles essentielles produites et distribuées de manière équitable. Il est indispensable d’élargir la palette des matières premières équitables mais un frein important subsiste : la conformité règlementaire. Il faut être dans ce domaine irréprochable, c’est pourquoi le développement de filières équitables est plus long que prévu.

Innovation et transfert de compétences au Mali

La Savonnerie du Midi innove avec une méthode de saponification de l’huile de Karité en partenariat avec une coopérative de femmes au Mali. Ce projet a été initié avec l’aide de l’ONUDI. Gilbert Latour, PDG de l’entreprise, revient sur le déroulement de cette aventure. Interview réalisée à l’occasion de l’atelier Parfums et Commerce équitable, en mai 2012.

Quelle est l’origine de votre projet ?

Nous avons pris conscience du problème de déforestation lié à l’huile de palme. En tant que savonnier, nous utilisons couramment cette matière première. Nous avons donc cherché à la substituer. Lors du salon professionnel Beyond Beauty, nous avons rencontré un fabricant de savons du Mali supporté par l’ONUDI ; de cette rencontre, est né notre projet. En deux mots, il s’agit de développer une saponification à base d’huile de Karité.

Comment avez-vous procédé ?

Nous avons monté ce projet avec une coopérative de femmes locale au Mali, avec l’ONUDI et d’autres parties prenantes telles que le CECI (qui a dépêché un correspondant canadien pendant un an) et le Ministère malien de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF).
Une structure juridique a été créée avec la coopérative du Mali, la Savonnerie du Midi est minoritaire avec 49 % des parts.
Outre la formalisation de l’entité juridique, nous avons fourni du matériel de laboratoire pour permettre le suivi et la qualité des produits saponifiés, formé les femmes aux techniques de production et l’utilisation du matériel de sécurité (masques, lunettes…), défini le prix d’achat de la matière première (beurre de karité) avec un prix plancher et le prix de vente du savon karité ensemble sur la base d’un business plan établi avec l’ONUDI, veillé à ce que les enfants aillent à l’école et ne soient pas présents sur le site, etc.
La coopérative a mené le processus de certification bio pour la récolte des noix de karité.

Comment voyez-vous l’avenir de cette filière ?

Comme vous le savez, le Mali traverse une période d’instabilité politique. Nous sommes donc très attentifs et essayons de poursuivre la vie du projet dans ce contexte tendu. Nous avons aujourd’hui été livrés d’un premier conteneur de savon (20 tonnes). Nous réalisons les premiers essais industriels pour fabriquer un savon de Marseille sans huile de palme. Notre objectif est de le présenter aux acheteurs de la distribution et nous espérons un accueil favorable. Les participants à l’atelier le 11 mai pourront découvrir ces prototypes.

Le défi du commerce équitable : concilier économie, social et environnement

Sur le marché dynamique des parfums et cosmétiques naturels, certains acteurs innovent. Ils s’assurent de la préservation de l’environnement (biodiversité, gestion des ressources naturelles) et veillent à garantir des conditions d’achats justes tout en contribuant à la pérennité de l’activité des petits producteurs. En somme, ils s’engagent dans une démarche de commerce équitable.

Le 11 mai 2012, en ouverture de la Quinzaine du Commerce Equitable, les professionnels des filières parfums et cosmétiques se sont réunis à Marseille en faveur du commerce équitable. Ils ont démontré qu’il était possible d’innover avec des produits d’excellence tout en respectant les hommes et la nature. Un évènement initié et soutenu pour la troisième fois par la société de parfums Technico Flor (en partenariat avec l’Onudi) et co-organisé et animé par nos soins.

Les acteurs de la profession ont eu l’occasion de partager leurs expériences et savoir-faire autour de séances olfactives et tests produits :

  • focus sur le marché des parfums et cosmétiques équitables (Chloé Laparra – Technico Flor),
  • définition des règles de formulation des cosmétiques avec des ingrédients issus du commerce équitable et solidaire grâce à l’éclairage de Jérôme Vaquier (Ecocert Equitable) et de Pierre Gaubert (Bio Partenaire),
  • découverte des filières « huiles essentielles » à Madagascar (Patrick Collin – Golgemma), au Népal (Bruno Destoumieux – Astier Demarest), à Crest en France (André Hyvrier – Elixens), en Indonésie (François-Patrick Sabater – Technico-Flor) avec leur mise en valeur dans des parfums (Bertrand Duchaufour – Technico Flor),
  • présentation d’ingrédients issus de filières équitables et responsables : l’huile de figue de Barbarie (Valérie Roubaud – terre d’Oc), les actifs issus de l’avocat (Alex Saunois – Laboratoires Expanscience), le karité comme substitut à l’huile de palme (Gilbert Latour – Savonnerie du Midi) et les actifs issus du Romarin (Abderrahim Boutaleb – filière marocaine soutenue par l’Onudi).

 

A l’issue de la journée, une très large majorité a reconnu que la qualité et le prix des cosmétiques issus du commerce équitable sont équivalents à ceux du marché conventionnel.

Retrouvez quelques-unes des présentations de cette journée ci-dessous et plus d’information sur www.added-soul.com. Ce site, créé et animé par Apidae, a vocation à relayer les actions responsables sur les parfums et cosmétiques.

 

 

 

 

 

 

 
Retrouvez également sur ce sujet les précédents articles :

Le communiqué de presse de l’atelier du 11 mai 2012
Le programme et les intervenants du 11 mai 2012
Comment créer des parfums et cosmétiques équitables
Le supplément d’âme des parfums et cosmétiques issus du commerce équitable

 

Crédit Photo :  Libertad