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Trouver un job qui a du sens ou mettre du sens dans son métier

Travailler tout en oeuvrant pour la planète et pour l’homme est une volonté croissante. Deux possibilités : pourvoir un poste dans une entreprise engagée en faveur du climat, RSE (ou à mission) ou agir de manière responsable dans son métier.

Les entreprises qui s’engagent pour le climat

Le Shift Project a créé le site Shift Your Job. C’est un annuaire qui référence l’ensemble des entreprises et associations qui s’engagent volontairement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Utile pour adresser une candidature spontanée ou en savoir davantage sur les secteurs souhaités. Les entreprises sont classées par secteurs (bâtiment, transports, énergie, services, finance…) et par métiers.

Pour trouver l’entreprise qui s’engage pour une économie bas carbone : Shift Your Job

Le plein d’offres de stages, d’alternances et de postes (CDD ou CDI) ciblés RSE/climat

De nombreuses agences de recrutement se spécialisent dans les stages ou emplois qui ont les caractéristiques suivantes :

  • le poste présente un impact direct sur l’environnement, le social ou la société : par exemple responsable RSE, chef de projet prévention des déchets, etc.
  • le poste est proposé par une entreprise à mission ou reconnue pour son engagement RSE / Climat. Par exemple responsables des ventes dans une société labellisée B-Corp, évaluée Iso26000 ou avec un niveau Ecovadis élevé.

Parmi ces agences de recrutement, visitez l’agence pionnière des emplois à impacts Birdeo ou howimetyourplanet.fr

Quels besoins d’emplois, dans quels secteurs ?

Dans les années futures, la transition écologique impacterait fortement certains secteurs, avec des gisements d’emplois significatifs ou au contraire des contractions d’effectifs.

Dans son rôle prospectif, le Shift Project a réalisé un rapport intermédiaire « L’EMPLOI : MOTEUR DE LA TRANSFORMATION BAS CARBONE » qui permet d’identifier les secteurs qui seraient pourvoyeurs d’emplois, comme l’agriculture avec près de 420 000 créations d’emplois, ou les secteurs qui réduiraient la voilure, comme le logement, avec une perte de près de 187 000 emplois dans la construction neuve compensée partiellement par la création de 100 000 emplois dans la rénovation.

Pour en savoir plus : consulter le rapport

ETI, PME, étudiants ou jeunes diplômés : 8000 € d’aide pour s’engager

Pour soutenir la transition écologique dans les ETI/PME, le Volontariat Territorial en Entreprise vert (VTE vert) a été créé. Il s’agit d’une aide de 8000 € pour le recrutement de jeunes talents, en CDD ou alternance (1 an mini) ou CDI pour des missions en lien avec les thématiques environnementales.

En savoir plus : VTE Vert

Mettre du sens dans son métier

Vous ne travaillez pas dans une entreprise engagée dans une démarche RSE ou votre métier n’a pas de dimension sociale et environnementale directe ? Devenez un acteur du changement et de la transition pour le climat dans votre métier. Comment ?

En pratiquant votre métier avec responsabilité ! Voilà quelques étapes clés pour y parvenir :

  1. Connaître et comprendre les impacts de son métier,
    • sur l’environnement (climat, biodiversité, ressources et déchets, etc.),
    • sur ses partenaires (fournisseurs, producteurs, personnes avec qui vous êtes en contact)
    • et sur son territoire (acteurs publics, collectivités locales, écoles, etc.),
  2. Identifier les impacts majeurs, notamment en échangeant avec ces contacts,
  3. Trouver des solutions ou une action dans son métier pour améliorer les impacts :
    • réduire les émissions de CO2, le transport, les déchets,
    • favoriser la cohésion d’équipe, faire du tutorat pour les nouvelles recrues, encourager les bonnes pratiques,
    • soutenir des initiatives associatives, coacher des demandeurs d’emploi, etc.
  4. Définir un indicateur qui vous permet de suivre vos progrès,
  5. Soumettre ce plan à votre responsable.

En complément et pour gagner du temps, utilisez votre Compte Personnel de Formation (CPF) pour vous former sur ces thématiques. En outre, de nombreuses formations en ligne (gratuites ou non) mooks peuvent également être utiles. Par exemple, le mook du C3D : « comprendre la crise écologique pour réinventer l’entreprise ».

Mobiliser sa société en faveur de la transition climat/RSE

Les projets environnementaux ou sociaux (RSE) vous passionnent ?

Mobilisez vos collègues, via le CSE par exemple, et vos responsables dans la transition bas carbone et responsable.

Au-delà de la fierté de contribuer aux impacts positifs, cet engagement nourrit votre culture d’entreprise, enrichit votre marque employeur, donne du crédit à vos valeurs et invite votre écosystème à s’engager à son tour.

Bref, comme le soulignait Ghandi « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Stratégie climat : méthode et outils

Eclipsé par la crise sanitaire, le dérèglement climatique demeure un enjeu de société majeur.

Méthode et outils pour s’adapter au changement climatique, réduire ses émissions de gaz à effet de serre et contribuer à la neutralité carbone.

1- Comprendre les enjeux et les ordres de grandeur

La première étape de la démarche repose sur la compréhension de ce qu’est le réchauffement climatique, son origine, son rythme et ses conséquences à court et moyen terme sur la planète, sur les ressources nécessaires à la vie (y compris à la paix). Les entreprises faisant partie de cet écosystème global, la connaissance est tout aussi pertinente et permet de porter un regard sur un éventail de risques plus large sur les ressources utiles à la production (énergie, matières premières) et sur la croissance (notamment à l’international).

Comprendre les ordres de grandeur sur les enjeux et les solutions mises en oeuvre est également indispensable pour apprécier la pertinence des efforts réalisés actuellement et prioriser les actions pour faire mieux à l’avenir.

La sensibilisation et la formation est la première action à entreprendre.

Individus ou entreprises / associations / collectivités

La fresque du climat

Pour comprendre le climat et ses conséquences sur l’environnement et les hommes, participez à la fresque pour le climat. Un atelier participatif avec des cartes à disposer pour représenter une fresque, avec en prime de la créativité et des échanges. Compter 3 h pour un groupe de 6-8 personnes, sensibilisation disponible en ligne ou en présentiel moyennant une poignée d’euros pour les particuliers. Un super outil de sensibilisation qui connaît de multiples déclinaisons :

les vidéos de JM Jancovici

Le réchauffement climatique est une conséquence de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, principalement du CO2 et du méthane. La consommation d’énergie fossile est responsable des 2/3 des émissions. Visionner les modules de formation de Jean-Marc Jancovici est très pédagogique (incontournable) pour comprendre le lien entre l’économie, l’énergie et le climat, les ordres de grandeur : le ton décapant en prime.

2- Mesurer ses émissions de CO2

Une fois les grands enjeux et les ordres de grandeur bien assimilés, l’étape 2 consiste à mesurer les émissions de gaz à effet de serre, afin d’évaluer votre niveau d’impact sur le climat. Votre dépendance à l’énergie (notamment fossile) sur les différents postes de consommation et de production sera également illustrée via ce type de bilan.

Entreprises / associations / collectivités

L’outil de référence est le bilan carbone – BEGES (les entreprises > 500 salariés ont l’obligation de le faire tous les 4 ans). Une bibliographie des BEGES est disponible ici.

Il s’agit de passer en revue la chaine de valeur de l’entreprise et de compter les émissions d’équivalent CO2 :

  • scope 1 : les émissions directes (consommation de pétrole, fioul, gaz, charbon, biomasse) et autres émissions de process et fugitives (fuites gaz de climatisation par exemple),
  • scope 2 : les émissions indirectes tels que la consommation d’électricité et de vapeur,
  • scope 3 : les émissions indirectes hors énergie (transports de marchandises et de personnes, achats de biens et services et le traitement des déchets). En savoir plus sur le détail des scopes.

Le référentiel du Shift Project (open source), Net Zero Initiative permet de comprendre le mécanisme.

Individus

Au niveau individuel, des calculateurs existent également. Nous en recommandons 2 :

La solution de Carbone4 Myco2  : une conférence où vous calculez votre bilan personnel de façon très didactique, selon les moments de la journée, avec l’aide d’experts. Top.

La dernière version du calculateur d’écolab (Ademe, association Bilan Carbone) ci-dessous, très bien également : faire le test

Enfin, pour approfondir le sujet, l’article très complet (chaudement recommandé) sur le site Bonpote. Tant que vous êtes sur le site, profitez-en pour lire l’article sur l’effet rebond, vous comprendrez notamment pourquoi l’innovation technologique ne résoudra pas le problème du climat.

3- Réduire son empreinte carbone et s’adapter au changement climatique

Entreprises / associations / collectivités

Une fois que les postes d’émissions les plus importants de l’entreprise sont identifiés, le plus dur commence. A savoir définir des objectifs ambitieux (environ 5% de réduction par an) et imaginer et déployer les actions pour y parvenir.

Pour vous aider, the Shift Project a réalisé un document de synthèse qui dresse les axes de transformation « bas carbone » par secteurs, à télécharger ici.

Réduire ses émissions revient également à questionner le problème de son marché et appréhender comment y répondre, notamment en terme de valeur ajoutée. Cette approche permet aux entreprises de s’attaquer aux émissions majeures, à savoir celles issues des produits et des clients. Des actions significatives pourront être conçues : chaîne de valeur revue ou invitation des clients à l’adoption d’un comportement sobre par exemple. Bref, voilà un défi qui mobilise les collaborateurs et qui promet de réels impacts.

Individus

Les outils de calcul de l’empreinte « climat » vus ci-dessus présentent des solutions pour la réduire. Parmi ces solutions :

  • adopter un comportement « climat compatible » : réduire la consommation de viande (notamment bœuf, veau, agneau), privilégier la mobilité douce (marche, vélo), etc.
  • investir dans des équipements performants : isoler son appartement / maison, acheter un véhicule plus sobre, etc..
    Voir l’infographie avec des ordres de grandeur pour « faire sa part »,
  • Il existe également des ateliers pour vous aider à prioriser les actions, comme ceux proposés par 2tonnes.org

4- Contribuer à la neutralité planétaire

Individus ou entreprises / associations / collectivités

Vous avez mis en oeuvre des actions pour réduire votre impact sur le climat et obtenu des résultats tangibles : félicitations.
Pour les émissions de CO2 que vous n’arrivez pas à éliminer, la contribution à la neutralité globale est la solution qui s’offre à vous. Il s’agit de financer :

  • des projets de performance énergétique, pour aider les autres à réduire leur impact CO2,
  • des puits de stockage de CO2 : restauration d’écosystèmes naturels (forêts par exemple).

De nombreux organismes et ONG proposent ce type de prestation. Parmi les critères de choix, vous pouvez agir sur votre chaine de valeur (ou pas), en France ou à l’international, sur des projets en lien avec l’énergie, la biodiversité, l’agriculture, l’impact social, etc. Citons par exemple PurProjet

A retenir

Vous avez la méthode et les outils pour lutter contre le réchauffement climatique et prendre votre part, aussi bien au niveau individuel que collectif (en entreprise, association, collectivité).

Commencer par comprendre le problème à résoudre est une évidence.

Changer ses habitudes, ses équipements ou ses modes de fabrication et ses produits demande du temps et des investissements. Planifier ces actions pour une mise en oeuvre progressive est nécessaire.

Agir, c’est aussi être ambassadeur et encourager vos proches à prendre leur part. Partagez, relayez, sensibilisez, comme animateur de la Fresque du climat par exemple, .

De nombreuses agences proposent des solutions pour élaborer un bilan carbone (BEGES), le suivre « online » et plus encore. Apidae, associé à de solides partenaires sélectionnés pour leur performance, accompagne les entreprises (TPE, PME et ETI) dans leur stratégie bas carbone. Notre approche opérationnelle se concentre sur les enjeux à fort impact (produits-clients-fournisseurs), pour minimiser le temps de collecte d’information (reporting) et maximiser le temps de mise en oeuvre d’actions.

Photo de Hernan Pauccara

RSE : définition selon 7 grands enjeux

La Responsabilité Sociétale des Entreprises – RSE est une démarche visant à concilier l’intérêt individuel des actionnaires avec l’intérêt général. La norme Iso 26000, créée comme un guide, dresse l’ensemble des enjeux auxquels une entreprise responsable doit répondre. Revue de ces enjeux.

Gouvernance

Pierre angulaire de la norme, la gouvernance est le « lieu » où l’entreprise engage sa responsabilité.
Comment ? Par la prise de décisions responsables et par l’allocation de moyens pour atteindre ses objectifs.
C’est au niveau de la gouvernance que s’inscrit le développement durable et sa déclinaison dans la stratégie.
En d’autres termes, sans volonté claire et affirmée de la direction, le développement durable sera au mieux un ensemble de mesures aux impacts environnementaux et sociétaux  marginaux et au pire une posture bienveillante.

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Les droits de l’Homme

  • Obligation de vigilance
  • Situations présentant un risque pour les droits de l’Homme
  • Prévention de la complicité
  • Mettre fin aux violations des droits
  • Discrimination et groupes vulnérables
  • Droits civils et politiques
  • Droits économiques, sociaux et culturels
  • Droits fondamentaux au travail

Pour rappel, la déclaration des droits de l’homme (parfaitement réalisée) :

Les relations et conditions de travail

  • Emploi et relations employeur – employé
  • Conditions de travail et protection sociale
  • Dialogue social
  • Santé et sécurité au travail
  • Développement des ressources humaines et formation professionnelle

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L’environnement

  • Prévention de la pollution
  • Utilisation durable des ressources
  • Atténuation des changements climatiques et adaptation
  • Protection et réhabilitation de l’environnement naturel

Le risque de raréfaction des ressources est un sujet prégnant pour les entreprises qui transforment des matières premières. Une explication là.

Les bonnes pratiques des affaires

  • Lutte contre la corruption
  • Engagement politique responsable
  • Concurrence loyale
  • Promotion de la responsabilité sociétale dans la sphère d’influence
  • Respect des droits de propriété
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Les questions relatives aux consommateurs

  • Bonnes pratiques en matière de marketing, d’informations et de contrats
  • Protection de la santé et de la sécurité des consommateurs
  • Consommation durable
  • Service après-vente, assistance et résolution des litiges consommateurs
  • Protection des données et de la vie privée des consommateurs
  • Accès aux services essentiels
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L’engagement vis à vis des populations locales et leur développement (sociétal)

  • Ancrage territorial
  • Education et culture
  • Création d’emplois et développement des compétences
  • Développement des technologies
  • Création de richesses et de revenus
  • La santé
  • Investissement social

Pour conclure,

L’iso 26000 est un outil qui éclaire les entreprises sur les questions à résoudre pour évoluer vers une démarche responsable et durable. Si la norme est très complète, elle nécessite un engagement significatif en termes de ressources pour la mettre en oeuvre.

D’autres référentiels existent pour piloter une démarche RSE, comme B-Corp par exemple.

Article illustré, merci à Voutch, dont les dessins et les textes sont affutés. Retrouvez son travail en librairie mais aussi sur voutch.com

La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer

Antoine de Saint Exupéry