AuteurChristophe

Home»Articles Posted by Christophe (Page 2)

Innover et bâtir une monde meilleur avec l’ISO 26000

Si le développement durable est un concept qui est désormais pour beaucoup au mieux galvaudé ou au pire désuet, son objectif reste intact : un monde qui concilie l’intérêt individuel avec l’intérêt général est incontestablement bien meilleur pour chacun. Pour accompagner les organisations à atteindre cet objectif et valoriser leur démarche par une évaluation, la norme ISO 26000 a été créée. La norme propose aux entreprises qui s’engagent dans une démarche de responsabilité sociétale de répondre aux attentes de ses parties prenantes (clients, fournisseurs, citoyens, partenaires, etc.) selon 7 questions centrales ou grands enjeux. Retrouvez ci-dessous le contenu illustré ces enjeux.

Gouvernance

Pierre angulaire de la norme, la gouvernance est le « lieu » où l’entreprise engage sa responsabilité.
Comment ? Par la prise de décisions responsables et par l’allocation de moyens pour atteindre ses objectifs.
C’est au niveau de la gouvernance que s’inscrit le développement durable et sa déclinaison dans la stratégie.
En d’autres termes, sans volonté claire et affirmée de la direction, le développement durable sera au mieux un ensemble de mesures aux impacts environnementaux et sociétaux  marginaux et au pire une posture bienveillante.

big_11_D_L

Les droits de l’Homme

  • Obligation de vigilance
  • Situations présentant un risque pour les droits de l’Homme
  • Prévention de la complicité
  • Mettre fin aux violations des droits
  • Discrimination et groupes vulnérables
  • Droits civils et politiques
  • Droits économiques, sociaux et culturels
  • Droits fondamentaux au travail

Pour rappel, la déclaration des droits de l’homme (parfaitement réalisée) :

Les relations et conditions de travail

  • Emploi et relations employeur – employé
  • Conditions de travail et protection sociale
  • Dialogue social
  • Santé et sécurité au travail
  • Développement des ressources humaines et formation professionnelle

big_29_D_L_salaire

L’environnement

  • Prévention de la pollution
  • Utilisation durable des ressources
  • Atténuation des changements climatiques et adaptation
  • Protection et réhabilitation de l’environnement naturel

Bref, consommer moins de ressources, préserver la biodiversité, etc. et bien sûr se préoccuper du changement climatique. Ce film traite avec humour ce dernier point, très préoccupant.

Les bonnes pratiques des affaires

  • Lutte contre la corruption
  • Engagement politique responsable
  • Concurrence loyale
  • Promotion de la responsabilité sociétale dans la sphère d’influence
  • Respect des droits de propriété

big_45_F_L_loup

Les questions relatives aux consommateurs

  • Bonnes pratiques en matière de marketing, d’informations et de contrats
  • Protection de la santé et de la sécurité des consommateurs
  • Consommation durable
  • Service après-vente, assistance et résolution des litiges consommateurs
  • Protection des données et de la vie privée des consommateurs
  • Accès aux services essentiels

consommateurs

L’engagement vis à vis des populations locales et leur développement (sociétal)

  • Ancrage territorial
  • Education et culture
  • Création d’emplois et développement des compétences
  • Développement des technologies
  • Création de richesses et de revenus
  • La santé
  • Investissement social

 

Pour conclure,

L’iso 26000 est un outil qui éclaire les entreprises sur les questions à résoudre pour évoluer vers une démarche responsable et durable. L’évaluation Afaq 26000 permettra certainement aux grands groupes de sélectionner au mieux leurs fournisseurs et donc de développer des filières plus responsables.
On peut saluer l’orientation de la norme vers les consommateurs, qui sont l’une des clés majeures de la réussite de la démarche RSE. Entrainer les consommateurs vers des modèles vertueux est un vrai défi. Des entreprises y parviennent, parfois en changeant de modèle économique, mais toujours en faisant preuve d’audace.

Pour les entreprises, l’urgence est d’être inspirées, l’utilisation des outils viendra ensuite.

Article illustré, merci à Voutch, dont les dessins et les textes sont affutés. Retrouvez son travail en librairie mais aussi sur voutch.com

Marketing durable : les innovations inspirantes

Audacieuses, ces entreprises marquent leur engagement responsable grâce à des innovations produits ou services. Une source d’inspiration pour enrichir votre démarche « durable ».

Nouveaux services : l’échange / Reprise

Avec la crise, les entreprises revisitent les services d’échanges et de reprises pour faire consommer des produits neufs et redonner une vie aux anciens produits. L’exemple le plus marquant vient de Patagonia (marque de vêtements « outdoor » réputée pour son engagement dans le développement durable), qui a noué un partenariat avec e-bay. Cette action très astucieuse permet de valoriser la qualité des produits ainsi que leur atout indémodable. Notez enfin que ce partenariat s’inscrit dans un programme très complet appelé Initiative Common Threads, qui vise à sensibiliser les consommateurs sur un comportement vertueux (réduire, réparer, réutiliser, recycler) et les invite à réinventer un nouveau modèle de consommation.

Distribution : + de produits responsables

Les distributeurs (grandes surfaces, magasins spécialisés, petites boutiques) référencent davantage de produits écolos, éthiques, locaux, etc. Marcs&Spencer, pour la grande distribution, en fait un réel positionnement, en cohérence avec son ambitieux Plan A.

Communication : transparence absolue

Quand on parle de transparence des marques et d’informations pour les consommateurs, on pourra à présent citer comme référence Honest By. Cette marque de prêt-à-porter haut de gamme détaille par le menu l’ensemble des coûts liés au produit, y compris sa propre marge. Une pratique observée timidement sur les produits comportant des ingrédients équitables. Honest By ne s’arrête pas là puisque les tissus utilisés peuvent être bio, issus de végétaux, recyclés, de production locale, et pour couronner le tout, le couturier s’engage à reverser 20 % de ses bénéfices à une association caritative. La preuve, s’il en fallait une de plus, qu’on peut faire tendance, innovant et responsable ! Voir le site Honest by et les fiches produits détaillées.

Bonus communication : comprendre les étiquettes

Le vert fait vendre parait-il : naturel par-ci, responsable par-là. Les allégations environnementales apposées sur les packagings ne sont pas toujours comprises par les consommateurs. Et les marketeurs ne sont pas en reste, puisque beaucoup ne sont pas éclairés sur les termes justes à employer. Pour aider tout ce beau monde à y voir plus clair, un guide des allégations a été créé par les ministères du DD et de l’industrie. Au fait, bio, ça veut dire quoi ? c’est dans le guide !

Crédit Photo : photo issue du billet « les 75 plus belles photos de street art en 2011 » sur suchablog.com

L’agriculture urbaine : source d’innovation et réponse à la consommation locale

Santé et proximité

L’alimentation saine est une tendance de fond. D’une part, la santé fait partie des attentes majeures des français, et d’autre part ils font le lien entre santé et alimentation. Pour preuve, les taux de croissance du secteur bio sont supérieurs à 25 % par an (voir www.agencebio.org ), et le certain succès des AMAP, avec leurs paniers hebdomadaires.

Nouveau site, nouvelle offre, toujours audacieux et responsable

Vos besoins évoluent, les technologies web aussi. Pour répondre au plus près de vos attentes actuelles et futures, Apidae s’adapte.

Une offre plus simple, centrée sur le développement de business responsable

  • Nous vous aidons à améliorer vos produits  et services pour les rendre plus attractifs et durables (marketing).
  • Pour atteindre vos objectifs de commercialisation, nous contribuons à la valorisation de votre offre (communication).
  • Pour que l’ensemble soit cohérent, nous sommes à vos côtés pour que votre entreprise devienne responsable (démarche RSE / développement durable).

Un site « mobile », avec un accès plus rapide à l’information

  • Le site a été repensé pour faciliter la découverte de notre mission et de notre offre.
  • Des contenus plus clairs et illustrés.
  • Toujours notre blog, pour partager ce que nous pensons et ce que nous avons repéré d’utile pour vous.
  • Un site « responsive » qui s’adapte à tous les formats d’écrans, car plus d’une personne sur cinq consulte notre site depuis un mobile.

La lumière sur une équipe passionnée

Nous travaillons en équipe depuis de nombreuses années avec des experts reconnus dans leurs domaines.  Leur talent mérite d’être présenté car ils œuvrent pour le succès de votre projet.

 

 

Communiquez décalé, publiez un livre !

Comment faire passer un message, même plusieurs et de tout premier ordre ? Si possible marquer les esprits, figurer comme une référence et être utile. Le public ? averti et en attente d’un support différent, de qualité. Voilà en substance le défi à relever pour les associations professionnelles et les entreprises qui en sont membres.

La solution ?

A l’heure du tout numérique, le livre s’impose parfois comme le support le plus pertinent : il offre de la profondeur de contenu, des visuels de qualité et, cerise sur le gâteau, un effet « wahou », notamment auprès d’un public d’élus ou B2B.
Le papier n’est pas à remiser aux oubliettes, c’est un outil redoutable pour différencier votre message.

1 exemple : Afilog

L’association Afilog, qui regroupe les acteurs de la filière logistique, a besoin de témoigner auprès de ses parties prenantes (élus en tête) que la logistique est indissociable de l’économie d’un territoire et qu’il est important de l’intégrer en amont des réflexions d’urbanisme. La publication d’un livre s’est imposée comme LA bonne idée pour répondre à ce besoin et au passage offrir aux membres un outil pour leur propre communication. Le livre « logistique, la nouvelle industrie française » est été publié en décembre et adressé aux ministères de tutelle, députés, maires de communes, présidents de région, etc. Les résultats sont en ligne avec les attentes, voire les dépassent.

La conception éditoriale, la rédaction et l’illustration ont été menées par l’agence de communication All Write. Apidae a également contribué à la production de l’ouvrage.

 

« La cohérence avant tout »

Marque historiquement engagée dans le commerce équitable (depuis 2003), terre d’Oc poursuit sont développement en France et à l’étranger. Première rencontre avec Valérie Roubaud, PDG de terre d’Oc, à l’occasion de l’atelier Parfum et commerce équitable en mai 2012.

Pourquoi terre d’Oc s’est engagé dans le commerce équitable ?

Les cosmétiques permettent au consommateur de se sentir mieux, mais pas aux dépens de ceux qui les produisent ! s’engager dans le commerce équitable est d’abord une question de cohérence. Les ingrédients que nous utilisons doivent être produits dans des conditions de travail qui offrent une vie décente. Ce qui est vrai pour la production dans les pays pauvres l’est également chez nous : c’est pourquoi nous sommes engagés dans une démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Cette philosophie nous anime et nous pousse à faire toujours mieux. Ces valeurs donnent du relief à nos produits et sont appréciées de nos clients.

Quels sont les témoins de votre engagement ?

D’une part, terre d’Oc soutient plusieurs filières équitables : encens et rotin au Vietnam, argan au Maroc, karité au Burkina Faso. Je suis personnellement impliquée sur ces filières et je travaille avec des ONG qui accompagnent les producteurs sur le terrain.
D’autre part, nous sélectionnons avec beaucoup de soin nos fournisseurs afin qu’ils s’inscrivent également dans une démarche durable. Là encore, c’est une question de cohérence.

Quelle contribution apportent les consommateurs en achetant vos produits?

Je peux vous citer 3 exemples d’actions très concrètes :
– la couverture de soins pour l’ensemble des travailleurs sur les projets encens, rotin, bambou et couture (Vietnam) ;
– la plantation d’arbres pour contribuer à la préservation des forêts et à lutte contre le réchauffement climatique ;
– plus anecdotique mais très révélateur des besoins simples des populations des pays pauvres, nous avons acheté des bottes en caoutchouc pour protéger les producteurs des morsures de serpents.

En savoir plus sur terre d’Oc : voir www.terredoc.com et consulter l’actualité, les reportages et les coups de cœur de Valérie Roubaud sur le blog : terredocblog.com

Voir la presentation de terre d’Oc sur Slideshare : apidae_fr.

Crédit Photo : terre d’Oc

« L’indispensable couple qualité / éthique »

La production d’ingrédients de qualité est une priorité pour Golgemma, acteur actif dans le négoce et la production d’huiles essentielles bio et équitables. Echange avec son volubile et passionné Directeur Général, Patrick Collin, à l’occasion de l’atelier Parfum et commerce équitable de mai 2012.

Quelle est l’origine de votre passion pour le bio et l’équitable ?

En venant du monde de la pharmacie, je suis très attaché à la santé et donc particulièrement attentif aux effets des ingrédients sur le corps humain. A partir de là, j’en suis rapidement arrivé à la conclusion que l’agriculture biologique était un premier niveau d’exigence indispensable pour assurer aux consommateurs des produits sains. Et très vite, en observant les agriculteurs, leurs méthodes de travail et mode de vie, il semblait évident qu’il fallait les aider à développer des compétences pour qu’ils puissent fournir des produits de qualité et s’assurer un revenu durable. C’est le début de ma passion pour le commerce équitable.

Quelles sont vos priorités en matière de commerce équitable ?

L’autonomie durable des petits producteurs est ma priorité. Pour y parvenir, il faut concilier la production d’ingrédients de qualité (condition sine qua non pour être vendus) et la vie communautaire du village. A titre d’exemple, dans les pays pauvres, j’arbitre toujours pour maintenir un équilibre entre la production de matières premières avec une agriculture vivrière. L’autonomie alimentaire des villageois ne doit pas être dépendante des fluctuations des prix des matières premières.

En tant que passionné, avez-vous un « coup de cœur » ?

Nous travaillons avec de nombreux pays (Afrique du Sud , Brésil, Paraguay, Guatemala, Canada – Inde, Vietnam, Maroc, Egypte), mais nous avons lancé un programme ambitieux sur Madagascar. Nous soutenons deux communautés locales pour la production d’huiles essentielles bio qui sont également certifiées ESR (Equitable Solidaire Responsable) par Ecocert. Nous soutenons plus de 500 familles et les aidons sur une voie de développement durable.

Pour en savoir plus : www.golgemma.com

Voir la presentation de Golgemma sur Slideshare : apidae_fr.

Crédit Photo : Golgemma

« Aider à grandir »

Interview de Bruno Destoumieux, Directeur Général d’Astier Demarest, à l’occasion de l’atelier Parfum et commerce équitable de mai 2012.

Pourquoi Astier Demarest s’engage-t-elle dans le commerce équitable ?

Notre société a toujours privilégié un sourcing à l’origine et des échanges transparents. C’est notre métier de courtier.
Au fil des années, nous avons établi des liens de partenariat avec nos fournisseurs (Shedan en Tunisie, Afreco en Côte d’Ivoire, Agri Supply en Haïti…) dans les pays défavorisés du Sud en particulier.
Depuis 2009, avec notre gamme biologique, nous avons aussi souhaité proposer des produits plus respectueux de l’environnement.
C’est ce lien tissé avec les hommes et leur environnement qui nous conduit naturellement à nous engager pour le commerce équitable, en apportant notre contribution au développement des communautés.

Quelles sont vos principales actions dans ce domaine (filières, projets) ?

Notre projet le plus abouti est notre partenariat avec Agri Supply en Haïti qui vient d’obtenir pour l’huile essentielle de vétiver Haïti biologique une certification ESR Ecocert. Notre propre certification est en cours sur ce produit, qui est  historique pour notre entreprise.
Nous soutenons également une filière au Népal pour la production de plantes aromatiques et  d’huiles essentielles, qui est un facteur très important de développement pour ce pays.
Bien sûr, nous travaillons aussi avec des producteurs qui sont engagés dans cette démarche, sans  avoir de certification officielle. C’est le cas des coopératives au Brésil sur les citrus ou au Guatemala pour la cardamome.

Les spécificités liées à votre engagement ?

Notre rôle est vraiment d’aider ces filières à grandir, en amont par notre assistance technique, par nos conseils pour orienter la production, améliorer la qualité des produits, et en aval par nos  actions de promotion et de communication sur le marché européen.

Pour en savoir plus sur Astier Demarest : www.astierdemarest.com

 

 

Crédit Photo : Astier Demarest

« Offrir une garantie aux consommateurs »

Les acteurs de filières ont recours aux organismes de certification pour les aider à contrôler localement les actions mises en œuvre mais aussi pour s’assurer que chaque maillon joue le jeu de l’éthique. Au final, le consommateur jouira d’une garantie supplémentaire quant à la traçabilité de son produit. Ecocert est un organisme reconnu sur le secteur des cosmétiques, notamment grâce à son implication pour l’agriculture biologique. Dans la suite logique, un label a été créé pour valoriser les produits intégrant des ingrédients bio issus du commerce équitable, le label ESR (Equitable, Solidaire, Responsable). Jérôme Vaquier, auditeur ESR pour Ecocert, revient sur les éléments clés du label.

Pourquoi créer un nouveau label ?

Ecocert répond à trois attentes légitimes :
– celle des opérateurs (producteurs) qui souhaitent valoriser leur expertise et leur différenciation. Le contrôle par une tierce partie indépendante est indispensable pour valider un audit.
– celle des consommateurs, qui dans le maquis des allégations communiquées par les marques, ont besoin de repères facilement identifiables,
– et enfin, sans faire de langue de bois, celle de notre entreprise qui souhaite poursuivre son développement sur le contrôle et la labellisation de produits aux vertus environnementales et sociales (sourire).

Quelles sont les priorités de l’ESR ?

Tout d’abord, nous attachons de l’importance au développement économique des petits producteurs des pays du Sud : la qualité du partenariat commercial entre les producteurs et le premier acheteur est donc fondamentale. Ensuite, la pérennité des échanges est un témoin d’un engagement solide, condition indispensable à tout développement (NDLR : une entreprise dans le cadre de l’ESR contractualise pour une durée de 3 ans minimum). Enfin, la transparence permet d’accroître la sensibilisation des consommateurs, sur qui repose en grande partie le succès de la démarche.

Pour en savoir plus : www.ecocert.com

 

Crédit Photo : Ecocert

Maintenir l’emploi local, avec Bio Solidaire

Association de loi 1901 fondée en 2002, BIO PARTENAIRE, réunit des Petites et Moyennes Entreprises désireuses de promouvoir des modes de production et de commercialisation basés sur le respect des critères environnementaux et qualitatifs de l’agriculture biologique et des principes du commerce équitable et solidaire.

Créée autour de la marque BIO EQUITABLE régissant les échanges Nord/Sud, l’association a entamé à partir de 2007 une réflexion autour de la relocalisation de l’économie au nord.

12 filières françaises sont actuellement reconnues selon le référentiel BIO SOLIDAIRE pour les partenariats de proximité développés entre transformateurs et producteurs.

Pour en savoir plus sur Bio Partenaire : www.biopartenaire.com

Crédit Photo : récolte de  lavande traditionnelle : SICABIOPLANTE