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Affichage environnemental: les shampoings les plus propres (part 2)

09(2)Le consommateur va pouvoir enrichir sa culture environnementale lorsqu’il se lavera les cheveux : les chiffres de l’impact environnemental de son shampoing sont à présent sur l’emballage. Battements de tambour, la cymbale résonne, les résultats sont dans le tableau ci-dessous.
Nota : Nous avons indiqué les chiffres de la crème de L’Occitane pour information mais ils ne peuvent pas être comparés aux autres puisque le produit étudié est différent.

Le petit marseillais

Carrefour

Garnier (1)

Pierre Fabre

Weleda

l’Arbre Vert

L’Occitane

Pdts concernés

Shampoing

Shampoing

Shampoing

Shampoing

Shampoing

shampoing

Crème mains

Indice CO2 (en g eq CO2)

55

56

60

35,2

56

IND

390

Ecotoxicité aquatique

0,03 CTUe (faible)

5278 litres

1995 litres

2,4 m2 écosystèmes impactés

0,03 CTUe (faible)

IND

Consommation d’eau (en litres)

9

10,5

9,6

7,3

5,4

IND

3,8

Epuisement des ressources non renouvelables

105 g eq pétrole

Emballages

0,29

IND

Consommation d’énergie

IND

IND : Information Non Disponible sur le site web de l’enseigne, ni répertoriée par l’Ademe.

Confiance

Avant tout, il est important de rappeler que chaque établissement a effectué les mesures avec sa propre méthodologie. Et cette méthode comme les résultats n’ont pas été contrôlés par un tiers. Cette expérimentation repose sur la « bonne foi » des établissements.

Résultats : du simple au double

En comparant les impacts CO2 et eau sur les shampoings, on constate que les produits ont dans l’ensemble des résultats assez homogènes avec des exceptions :
Pour le CO2 : quatre produits sur cinq ont des mesures autour de 56 grammes d’éq CO2 alors que le shampoing de Pierre Fabre a un impact réduit de 40%.
Pour l’eau, c’est le produit de Weleda qui nécessite seulement 5,4 litres alors que les produits concurrents utilisent environ 9 litres (celui de Pierre Fabre est entre les 2).
Prouesse environnementale ou différence méthodologique : difficile de savoir. A moins d’évaluer le même produit avec les différentes méthodologies : chiche ?

Ecotoxicité aquatique, éco quoi ?

Là, il faut s’accrocher. Car si le critère est pertinent, les différentes unités de mesure choisies sont difficiles à appréhender pour le quidam. Le peu de pédagogie sur cet impact est largement insuffisant, malgré les tentatives de ramener la mesure sur des éléments connus. Le rapprochement à l’unité d’eau d’une piscine est-il parlant, hum ? Qui connait le CTUe ? C’est sans doute Pierre Fabre qui s’en tire le mieux en matière de pédagogie avec une notion de mètre carré d’écosystème impacté.

Des visuels soignés ou basiques

Là encore, c’est le grand écart : les pastilles basiques côtoient des affichages graphiquement «léchés». Comme nous l’avions noté dans notre précédent billet, la graduation « fort / faible » avec l’indice relativise la performance. Néanmoins, l’indice est toujours placé dans la partie « faible » !

Pédagogie

Ces premiers résultats montrent que le chemin pour sensibiliser les consommateurs est encore long. Les indicateurs demeurent trop obscurs pour les consommateurs et surtout ils manquent de repères pour échelonner l’importance d’un impact. Toutefois, on constate que la majorité des établissements impliqués dans l’affichage environnemental en profite pour donner des conseils de consommation vertueuse. Et c’est une très bonne chose mais il faut aller plus loin : davantage de transparence sur la méthodologie, davantage de liens avec les parties prenantes et de dialogue avec les consommateurs, afin de ne plus simplement indiquer un impact produit mais réussir à engager les consommateurs sur des modes de consommation responsables. Innovation et fidélisation à la clé.

Pour retrouver les résultats de l’affichage :
Document Ademe (Carrefour, Garnier, Pierre Fabre, L’occitane, Weleda)
Le petit Marseillais : voir site
Pierre Fabre : voir site
Weleda : voir site

Autre article sur le sujet :
L’affichage environnemental : les cosmétiques se font une beauté

Written by

Christophe Mangalte, marketeur de formation, s'implique auprès des entreprises et organisations pour les aider à faire de leur offre le meilleur choix et bâtir un réseau de prescripteurs influents. Dans l’intérêt de tous (clients, fournisseurs, citoyens,etc.). Comment ? En pilotant chaque projet de A à Z : analyse « pratique » des attentes des clients et des parties prenantes, positionnement de l’entreprise, création d’offres produits innovantes et faciles d’accès, production de contenus pertinents, sélection des outils numériques les plus performants à moindre coût, réalisation graphique et technique de sites Internet fluides, performants et mobiles.

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