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Le supplément d’âme des parfums et cosmétiques issus du commerce équitable

CE

Les professionnels des filières parfums et cosmétiques engagés dans le commerce équitable ont partagé leur expérience lors d’une table ronde (1) pour sensibiliser et mobiliser leurs confrères à ce modèle de partenariat économique et social. Retour sur leurs messages clés.

Contexte du commerce équitable

Le commerce équitable est plutôt bien connu dans l’alimentaire : les principaux produits importés sont le café, les bananes, le chocolat, les jus de fruits, etc. (voir les chiffres de Fairtrade International). Sur le plan géographique, c’est en Grande Bretagne que les produits équitables connaissent le plus grand succès, devant les Etats Unis, et dans une moindre mesure la France et l’Allemagne. Ce type d’échange permet selon Fairtrade International de faire vivre décemment plus d’1,5 millions de petits producteurs pour un volume d’affaire supérieur à 3,4 milliards de dollars.
Pour le secteur des cosmétiques, Ecocert enregistre une croissance de la certification «Équitable, Solidaire, Responsable (ESR)» de l’ordre de 25 % en 2010.

Définition du commerce équitable (par le F.I.N.E.)

« Le Commerce Equitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence  et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus  grande équité dans le commerce mondial.  Il contribue au développement durable en offrant  de meilleures conditions commerciales et en  garantissant les droits des producteurs et des  travailleurs marginalisés, tout particulièrement au  Sud. Les organisations du Commerce Équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel ». (pour en savoir plus, notamment sur les 10 principes du commerce équitable : cliquer ici )
Schématiquement, le commerce équitable est un témoin économique et social d’une démarche de développement durable et s’ancre dans l’entreprise au niveau des achats (responsables).

table_ronde_commerce_equitable_cosmetiquesDes valeurs à partager

Il existe plusieurs raisons d’engager son entreprise dans le commerce équitable :
*    Pour intégrer la vision altruiste du dirigeant au cœur du développement économique de l’entreprise, à travers les produits ;
*    Pour soutenir les producteurs locaux dans leur développement tout en préservant leur environnement ;
*    Pour conquérir de nouveaux marchés grâce à un positionnement différenciant, même si dans certains cas cette spécificité deviendra prochainement un standard ;
*    Pour répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière d’information sur l’origine et sur les conditions de fabrication des matières premières ;
*    Pour être cohérent : comment proposer des cosmétiques dont l’objectif est le bien-être et la beauté si les conditions de fabrication sont misérables ?
A l’exception des entreprises qui intègrent de manière homéopathique les ingrédients équitables pour acquérir une image responsable (mais les consommateurs ne sont pas dupes), la majorité s’implique dans le long terme avec de véritables partenariats et mobilise leurs collaborateurs. Le commerce équitable fait alors partie de la culture d’entreprise.

Des actions à portée sociale, économique et environnementale

Les intervenants sont revenus sur des exemples d’actions qu’ils ont soutenues auprès des producteurs locaux :
–    Actions sociales : l’accès aux soins pour les communautés, l’amélioration des conditions d’hygiène (la construction de latrines), etc. ;
–    Actions économiques : création de caisses de microcrédit de proximité, aide à la production de produits stables et de qualité ;
IMG_4350–    Actions environnementales : sensibilisation à la gestion des ressources naturelles (eau, lutte contre la déforestation, préservation de la biodiversité), transfert de compétences pour développer une agriculture biologique.

De manière générale, les porteurs de projets n’imposent pas leurs actions mais soutiennent les demandes prioritaires formulées par les communautés. Ils viennent accompagner les producteurs dans la mise en œuvre des projets et apportent une partie du financement via le fonds de développement. A ce niveau, une présence locale est indispensable, c’est pourquoi les entreprises se déplacent 1 à 2 fois par an et trouvent des relais locaux comme des coopératives ou des ONG.
Enfin, en terme de coûts, l’investissement est variable en fonction de la taille des exploitations. Mais les entreprises avouent que les coûts de certification et autres actions de terrain restent bien inférieurs à l’investissement humain (temps, déplacements) pour mener efficacement ces démarches. Évidemment, l’achat de matières premières certifiées équitables épargne l’entreprise d’une partie de cette dépense d’énergie, mais il ne dispense pas de former ses collaborateurs et de se déplacer sur place pour vivre l’expérience de terrain.

Se mobiliser pour une aventure passionnante

Le commerce équitable est une voie pour développer des produits avec un supplément d’âme. Mais il est évident que ces produits doivent avant tout garantir des atouts reconnus par les consommateurs : une excellente qualité avec des prix correspondant à leur positionnement de marché. Les ingrédients équitables viendront ajouter du sens à un produit qui doit par ailleurs être cohérent avec ces valeurs.
Pour les entreprises, développer des produits avec des ingrédients issus du commerce équitable est une aventure passionnante. D’autant que l’esprit collaboratif entoure ce modèle de business : les acteurs sont prêts à partager leur expérience et à se mobiliser avec de nouveaux entrants.

(1) le 13 mai dernier, en ouverture de la quinzaine du commerce équitable, les parties prenantes des filières « parfums et cosmétiques » engagées dans le commerce équitable ont partagé leur expérience : Valérie Roubaud (Terre d’Oc), Patrick Collin (Golgemma), François-Patrick Sabater (Technico Flor), Jérôme Vaquier (Ecocert). Cet évènement, accueilli par L’ONUDI (représentée par le Directeur adjoint de la filière Agro-Industries Chakib Jenane), a été soutenu par la société Technico-Flor et co-organisé par Michel Ceccaldi et Apidae. Illustration : Agence Libertad.

Pour en savoir plus :
– télécharger le communiqué de presse, Press release
– lire l’article du journal Le Jmed : cliquer ici
– voir l’article de Premium Beauty News :  en français en anglais
– voir la news sur Cosmetics Business
– voir le programme de la journée

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Christophe Mangalte, marketeur de formation, s'implique auprès des entreprises et organisations pour les aider à faire de leur offre le meilleur choix et bâtir un réseau de prescripteurs influents. Dans l’intérêt de tous (clients, fournisseurs, citoyens,etc.). Comment ? En pilotant chaque projet de A à Z : analyse « pratique » des attentes des clients et des parties prenantes, positionnement de l’entreprise, création d’offres produits innovantes et faciles d’accès, production de contenus pertinents, sélection des outils numériques les plus performants à moindre coût, réalisation graphique et technique de sites Internet fluides, performants et mobiles.

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