Gagner sur un marché atone : le cas du textile
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Malgré une attention croissante des consommateurs pour la protection de l’environnement et pour les achats éthiques, le passage à l’acte reste difficile. Les raisons ? des prix souvent élevés, un style pas suffisamment « tendance » et un manque de confiance. Ce qui est vrai pour le textile l’est aussi pour d’autres secteurs, les mêmes causes produisant les mêmes effets : à savoir une consommation marginale pour des marchés de niche. Toutefois, ce n’est pas une raison pour ne pas se lancer sur cette voie. Le contre-exemple vient d’Amérique, avec Patagonia, une entreprise de vêtements de loisirs dirigée par un patron charismatique et de surcroît surfeur. Les articles* de presse sont nombreux pour vanter le modèle de Patagonia : vêtements utilisant des produits recyclés (veste polaire réalisée à partir de bouteilles en plastique), traçabilité des matières premières, conditions de travail soignées, solidarité encouragée, etc. Je recommande chaudement la lecture de l’interview de YVON CHOUINARD, parue dans Les Echos |
Le développement durable peine à s’imposer dans le secteur du textile. D’après une récente étude de l’Institut Français de la Mode, la part de la consommation de vêtements bio ou éthiques ne représente que 1.5 % des ventes. Les prévisions pour les 2 prochaines années vont doubler (3% en 2012) mais le comportement reste encore très marginal.
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